Une trop bruyante solitude

Une trop Bruyante Solitude de Bohumil Hrabal chez Pavillons poche

En voici un roman qui ravira les bibliophiles. Hanta, employé dans une usine de recyclage à Prague est chargé de pilonner les romans interdits par la censure. Jusqu’au jour où il décide de les sauver. Ces livres lui ressemblent, solitaires, originaux, fameux, pourquoi les détruire?

Ce court roman se présente sous la forme d’un monologue où une sensibilité des mots et une effervescence de sentiments sont omniprésentes. La lecture est très fluide, peut être trop pour vraiment accrocher durablement le lecteur, mais le récit touche tout les amateurs de lecture et les collectionneurs de livres. C’est un roman qui nous parle en tant que personne, c’est ce qui est très fort et parfaitement réussi ici.

Ce roman est évidemment très politisé puisque Hrabal l’a écrit alors qu’il était interdit de publication. On comprend du coup d’autant mieux la portée du texte. La machine à broyée est une superbe personnification de la persécution et de la censure qu’à subit l’auteur.

Pour résumer, Hanta est un sauveur de la culture et des mots. Il devient un héros dans son genre et lutte avec ses moyens contre une démocratisation de la censure. Ce livre s’adresse, pour le coup, beaucoup aux originaux, aux résistants, aux solitaires et à tout ceux qui luttent pour affirmer leur idéaux.

Politique et philosophique, ce roman est d’une grande qualité. Tout autant considéré comme une fable moderne, ce texte de Hrabal fait réfléchir sur une société sclérosée et carrée au point d’en oublier le vrai sens de la vie.

Publicités


Catégories :L. Tchèque, LECTURES

14 réponses

  1. C’est un auteur que j’ai envie de lire depuis longtemps, pourquoi pas avec ce titre là.

  2. Voilà un sujet magnifique !!!

  3. Cela a l’air très beau. Merci pour le conseil..

  4. Bon sang, ton billet donne vraiment envie de découvrir ce livre! Je le note 😉

  5. Passionnant, je me le note !

  6. Très bon choix et une deuxième lecture anachronique pour la saison… Mes voeux chere libraire qui avait puisé dans le même chef d’oeuvre vous un nom de domaine, moi un pseudo déformé comme avec le « c » n’était pas dispo… Embarquons à nouveau !

  7. Sur un sujet plus ou moins similiaire, j’avais moyennement aimé Fahrenheit 451, pourtant un grand classique. Mais je suis bien tentée par celui-ci…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :