Finnigan et moi

Finnigan et moi de Sonya Hartnett chez le Serpent à plumes

Premier roman de cette auteure australienne, les critiques le compare à un Stephen King pour le suspense et à Emily Brontë pour la sensibilité. Drôle de mélange vous me direz. Ce roman est étrange. Sans être excellent ni mauvais, loin de là, il ne laisse pas indifférent.

Un garçon d’une vingtaine d’année, Anwell, est totalement alité à cause d’une mystérieuse maladie qui le ronge au plus profond de lui. Proche de la fin, il ressasse son passé de petit garçon et sa rencontre avec Finnigan. Rebelle, libre, fou, sauvage, ce dernier est le double version diablotin d’Anwell. Jusqu’où cette rencontre va mener Anwell, qui se rebaptise Gabriel. Subitement, des incendies détruisent lentement la petite ville de Mulyan. La crainte règne et les interrogations se multiplient. Finnigan serait-il la cause de ce malheur. Gabriel ne peut rien dire à personne sur cet enfant de nulle part: c’est son secret.

Roman dense et sensible construit autour de l’imaginaire et du suspens, Finnigan et Moi, est troublant. On pénètre dans un univers onirique rempli de violence et de maltraitance incompréhensible. Les points d’interrogations sont multiples, et Sonya Hartnett en joue à volonté. On devient malgré nous victime de ce Finnigan, comme ce pauvre Anwell. Tout s’envole trop vite et pourtant on ne comprend pas tout. On suit les conditions de vie de ce jeune, entrecoupées de ces flash back version Finnigan ou version Gabriel. C’est ainsi que se déroule l’histoire, alternance de vies rêvées et/ou réelles. Seul lien entre tout ça: un chien, Surrender. A réfléchir!

Nous assistons à un véritable huis-clos schizophrène. Stressant et parfois difficile à cerner, cette histoire de fou est palpitante. J’avoue que je n’ai pas tout saisi tout de suite. Je crois que ce roman nécessite un brin de réflexion après coup.

Réflexion sur l’identité, sur la maladie, la fougue de la jeunesse et l’amitié, les peurs et l’imaginaire, Finnigan et Moi est à lire sans aucun doute. Roman à deux voix mêlant thriller et fantastique, roman initiatique et récit d’enfance, il est sombre et beau à la fois, cruel et sensible, violant et troublant.

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Catégories :LECTURES, ROMANS NOIRS

10 réponses

  1. Je viens de l’acheter ! j’ai tellement aimé « une enfance australienne » son dernier roman, que je n’ai pas pu résister.

  2. Je sens que je ne vais pas pouvoir résister non plus à sa sortie en poche ! 😉

  3. En lisant ton billet, je me dis que ce livre aurait tout pour me plaire et pourtant, j’en ai arrêté la lecture après 50 pages… à reprendre peut-être…

    • Je m’y suis prise à deux fois avec ce roman. Il est quand même assez particulier! mais la seconde fois, j’ai tenu bon et je ne regrette pas. 🙂

  4. Je ne lis que du bien sur cet auteur et je compte bien commencer ma découverte avec ce titre !

  5. Tiens, voilà un titre que j’avais noté il y a quelque temps et que j’avais oublié ! Ton billet remet mon envie au goût du jour 🙂

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