Le Violon d’Auschwitz

Le Violon d’Auschwitz de Maria Angels Anglada

Prenez un violon et sa poésie.

Prenez l’Histoire.

Orientez les dires du point de vue de victimes innocentes que la barbarie des hommes rendra « célèbres ».

Vous avez l’amorce de cette histoire.

Touchant, poétique, émouvant, Le Violon d’Auschwitz est un récit qui aborde les camps de concentration sous le regard d’un luthier. La musique et la poésie sont autant importantes que l’histoire de ces hommes privés de tout.

Auschwitz. 1944. Les privations et les coups. Les humiliations s’enchaînent, les hommes, traités comme des chiens, n’existent aux yeux de leurs persécuteurs que comme de la main-d’oeuvre peu chère. Un prisonnier juif, Daniel, y lutte pour la survie de son âme. Surprenant un concert organisé par Sauckel, le commandant du camp, Daniel révèle son talent de luthier pour sauver son ami Bronislaw, violoniste de génie accusé à tort d’avoir joué faux. Il va alors être mis à l’épreuve et devoir construire un violon imitant le son d’un Stradivarius, comprenant vite que de cet instrument dépend leur salut…

Réalité et fiction se joue du lecteur dans ce roman. Associés à une intrigue romancée, les documents historiques sont nombreux et parfaitement mis en scènes. Des rapports et lettres ponctuent le récit de touches glaçantes pour certains, troublants pour d’autres. L’art et la barbarie se répondent, la musique et la cruauté ne font plus qu’un. Ou comment l’art pourra-t-il sauver un homme d’une destinée inexorable?

C’est au travers de ce fameux violon que l’histoire du livre et l’Histoire avec un grand H vont évoluer dans le temps. Le Violon d’Auschwitz est une approche très intéressante de cette période de notre histoire où toute humanité est éteinte. Une certaine douceur se dégage du texte comme pour atténuer la dureté des évènements. L’écriture est tout aussi douce et légère et l’avancée des évènements se fait de façon inattendue et tranquille.

Roman tout autant que témoignage, Le Violon d’Auschwitz est bon, très bon et terriblement touchant. Le rapport entre la poésie et la barbarie, la musique et la cruauté est parfait.

Quand la survie devient un art, tout est possible.

Publicités


Catégories :L. Espagnole, LECTURES

10 réponses

  1. Pour ta toute dernière phrase, je note !

  2. Ah je note! Je ne connaissais pas ce livre et cette période de l’histoire est un sujet qui me passionne!

    Merci pour cette découverte.

    • Je suis aussi passionnée par cette période si intense en émotions. Ici, c’est un bon texte donc rien de voyeur ou de stressant. C’est beau c’est tout!

  3. J’ai beaucoup entendu parler de ce livre mais en ce moment je ne suis pas prêt à lire des récits sur les camps de la mort. J’aspire à du plus léger (je suis sur un Pagnol) ou tout au moins du roman de fiction pure.
    Mais je le note (j’ai un petit carnet spécial) pour un achat ultérieur… quand je serai un peu moins sensible aux malheurs des hommes.

    • je comprend que ce genre de texte est difficile par moment. En ce moment, j’avoue être dans une phase sujets difficiles. Mais si l’écriture est bonne ce sont souvent des textes très beaux. Alors pourquoi s’en priver!!

  4. Pas certain que je trouve le courage nécessaire pour le lire…

  5. je le note il a l’air très bien ce livre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :