Le Joueur

Le Joueur de Dostoïevski chez Babel

Comme souvent chez Dostoïevski, nous sommes immergés dans l’âme humaine, ses bas-fonds, ses dépendances, ses folies et sa grandeur.

Le Joueur n’échappe pas à cette règle, bien au contraire. Nous sommes ici immergés dans le milieu du jeu et de sa tourmente. Rendez-vous compte, ce roman marquant fut dicté en seulement vingt sept jours. Cet empressement se ressent dans notre lecture. On est comme happé par cette dépendance affective des personnages et par leur besoin de jouer, toujours plus, pour gagner évidemment mais perdre leur procure tellement d’adrénaline que c’est vraiment le seul fait de jouer qui devient excitant.

Quant le jeu devient une drogue, Le Joueur devrait être lu par tous les interdits de casino.

Alexei Ivanovitch fait partie de ces hommes que tout doit transcender. La folie des sentiments, le romanesque des situations le rendent fort et perdu à la fois. C’est ce paradoxe que décrit Dostoïevski dans son œuvre, en général.

Loin d’être le roman le plus connu et dominant de son œuvre, Le Joueur reste un excellent texte pour découvrir Dostoïevski en tant qu’auteur mais aussi le personnage. Il amorce tous les thèmes approfondis dans ces grands titres comme Les Démons, Les Frères Karamasov ou Crime et Chatiment. De plus, Dostoïevski fut un adepte ou dirais-je plutôt un accro aux jeux comme la roulette. Il perdit des sommes extrêmes dans de nombreuses villes allemandes.

Un roman en partie autobiographique donc qui marque une période difficile de la vie de l’auteur où l’addiction au jeu peut vite détruire.

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Catégories :LECTURES, Littérature Russe

8 réponses

  1. Je ne sais pas pourquoi mais les accros aux jeux me stressent. Toute la mécanique du jeu, l’impossibilité d’arrêter, la démesure, je n’arrive pas à comprendre et ces récits me donnent à chaque fois des sueurs froides. Oui, je sais, bizarre bizarre, certains ont la phobie des clowns, moi c’est celle des joueurs. Bref, pas sûre que je survive à ce livre 😉

    • Pourtant, il n’est pas aussi flippant qu’il ne te parait! Ce serai justement un excellent moyen de combattre cette sorte de phobie que de lire Le Joueur! 😉

  2. Je n’ai jamais lu de livre sur le jeu, jamais lu de livre russe non plus. Peut être est-ce l’occasion ?

  3. Une fin renversante, mais l’addiction est très bien décrite.

  4. Là, tu me fais envie ! Ca fait très longtemps que je n’ai rien lu de cet auteur. Je note !

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