Une Femme disparait

Une Femme disparait: Le vol de LA Joconde au Louvre en 1911 de Jérôme Coignard chez Le Passage

« Voler La Joconde ?

Vous n’y pensez pas mon cher !

Et bien, oui, Monsieur, je l’ai fait ! »

Vous pensiez que le Louvre était inviolable, que les pures merveilles qu’il abrite étaient en parfaite sécurité ? Et bien cet ouvrage va vous prouver le contraire. Et croyez moi, c’est édifiant !

Le 21 août 1911, un homme ose dérober l’une des oeuvres les plus connues au monde, et peut être la plus importante: La Joconde. La farce est soupçonnée dans les premiers temps mais très vite, le doute s’installe et la vérité éclate: la femme la plus célèbre et la plus énigmatique du monde, celle qui a fait tourner les esprits de plus d’un homme et rendu jalouses nombre de femmes, ce sourire, ce teint, cette beauté pure est définitivement perdue, volée tout simplement.

Tout Paris est en ébullition, la police et la justice brasse beaucoup, notamment du vent. Elles entrainent dans leurs recherches les grandes villes voisines, Berlin, Londres ou Bruxelles.

Rien, pas une trace de l’oeuvre. La scène de crime, car on peut désormais appeler ça ainsi, est quadrillée une centaine de fois, le parcours du voleur est rigoureusement répété, mais rien n’y fait. Toujours pas de traces de La Joconde.

Et pourtant.

Si seulement, l’empreinte digitale laissée par le voleur sur la vitre protégeant La Joconde avait été inspectée. Ha ça oui, elle a bien été reconnue comme celle du criminel mais c’est tout. Et pourtant, tout était là, devant le nez de tous les inspecteurs, policiers, juges et j’en passe. Tout un raffut pour pas grand chose.

C’est ainsi que Une Femme disparait nous raconte avec beaucoup de dérision les mésaventures de La Joconde partie en balade malgré elle. Nous découvrons un portrait passionnant du voleur, Vicenzo Perrugia, un homme comme un autre dirons nous. Tous les artistes du moment, Picasso, Baudelaire sont tout de suite soupçonnés pourtant. Un véritable imbroglio qui montre à quel point le Louvre est une blague, en tout cas à cette période.

Ecrit comme une véritable saga policière, ce texte est foisonnant et parfaitement ancré dans son contexte politique et historique grâce aux divers archives et articles de presses que Jérôme Coignard utilise pour étoffer sa solution pour résoudre une énigme improbable. Riche de vérité, tout contexte confondu, cet ouvrage est bien plus qu’un essai sur le vol de La Joconde, c’est aussi et surtout un parti pris sur le mythe de cette oeuvre. Pourquoi une telle fascination face à cette femme et ce sourire ? Quels mystères cachent-elle ?

Coignard donne des affirmations historiques, d’autres plus personnelles sur les évènements et sur la vie des protagonistes, notamment le voleur. J’ai adoré cette lecture parce qu’en plus d’être très très intéressante, de parler à la fois d’art et d’histoire mais en plus en y mêlant polar et témoignages, je dois avouer qu’il s’agit d’un texte érudit, bien construit et palpitant.

Coup de coeur non dissimulé donc qui ravira tous les amateurs d’art.

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Catégories :COUPS DE COEUR, LECTURES

4 réponses

  1. Je pourrais me laisser tenter, il y a tout ce que j’aime.

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