Marina

Marina de Carlos Riuz Zafon chez Robert Laffont et Pocket Jeunesse

Oscar Drai, quinze ans, a disparu pendant une semaine du pensionnat où il est interne. Où est-il allé et que lui est-il arrivé ? Quand l’histoire commence, Oscar vagabonde à travers Barcelone. Attiré par une mystérieuse maison apparemment abandonnée, il pénètre à l’intérieur. Se croyant seul, il commence ses investigations. Alors qu’il est en train d’examiner une curieuse montre à gousset laissée sur une table, il se rend compte que quelqu’un l’observe. Terrorisé, il s’enfuit. En rentrant au pensionnat, il s’aperçoit qu’il a gardé la montre. Tenaillé par les remords, il retourne quelques jours plus tard dans la grande maison. Il y fait alors la connaissance de Marina, fille du propriétaire. Elle a son âge, de l’audace et une intelligence très vive. Elle entraîne son nouveau compagnon dans l’élucidation d’un mystère qui la tourmente : au coeur du plus vieux cimetière de Barcelone, une vieille femme voilée visite une tombe anonyme sur laquelle figure le dessin d’un papillon noir. Qui est-elle, et qui dort sous la pierre tombale ? En menant leur enquête, les deux adolescents franchissent les limites d’une propriété privée délaissée. Dans la serre qui la jouxte, des pantins en partie amputés de leurs membres pendent dans les airs. Soudain, ils descendent lentement et semblent s’animer. Une odeur pestilentielle envahit la serre… Sur le fronton, un papillon noir identique à celui de la tombe paraît contempler l’épouvantable scène. Parcourant les plus effrayants endroits de Barcelone, s’égarant dans les entrailles de souterrains où vivent des créatures de cauchemar, s’enfonçant dans les coulisses d’un inquiétant théâtre désaffecté, Oscar et Marina réveillent les protagonistes d’une tragédie vieille de plusieurs décennies. La vengeance est en route, mue par une armée de fantômes, guidée par un savant de génie et une amoureuse désespérée. Entraînés dans la folie homicide de ces ombres tout droit sorties du passé, Oscar et Marina frôlent la mort. Pourtant, celle-ci les attaquera là où ils ne l’attendaient pas..
Un résumé très complet qui mérite le détour!
En effet, je me suis laissée tenter aussi!
Et pourtant…
Après le chef d’oeuvre L’Ombre du vent, Zafon nous livre ici un roman plus léger tant dans l’écriture que dans l’histoire avec toujours une ombre fantastique.
Une odyssée rocambolesque qui parle d’histoire, de fantôme, de famille et d’enfants. L’histoire est excellente. Pour le coup, elle mérite d’être mise en image par un grand cinéaste comme Guillermo del Toro ou pourquoi pas Tim Burton.
En attendant, ce roman m’a laissé de glace. Tout y parait facile et « pompé ». Il existe en version jeunesse (juste en matière de couverture), et en effet, il s’agit là d’un roman simple et ludique qui peut être lu par les ados. En revanche, je trouve qu’il lui manque un ampleur indéniable, une personnalité, une force.
Une histoire très chouette mais un roman qui reste juste sympa.
Marina est loin d’être le chef d’oeuvre de Zafon.
*****************************
Traduit de l’espagnol par: François Maspero
Janvier 2011
303 pages
19€
9782221116524

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Catégories :L. Espagnole, LECTURES

22 réponses

  1. tim burton bonne idée, on attend!

  2. Il m’attend toujours…et finalement ce que tu en dis quant à son caractère jeunesse va finalement me motiver 🙂

  3. Il me semble avoir compris que c’était un roman jeunesse à l’origine ! Et il a été écrit bien avant « L’ombre du vent » et donc, j’ai probablement été plus tolérante avec l’auteur en sachant qu’il faisait partie de ses premiers romans. En plus, j’ai lu aussi « Le jeu de l’ange » et il avait été un peu décevant … du coup, je lui ai préféré « Marina » ! Mais, pendant ma lecture, j’ai aussi souvent pensé que cela pourrait faire un bon film 😉

    • J’ai aussi été déçu par le Jeu de l’Ange, trop copié-collé sur l’Ombre du Vent. Marina est différent dans un sens mais ne plaira à tout le monde comparé à l’Ombre du vent. Par contre, en film je suis certaine que ça aurait un bon succès !

  4. Je suis tout à fait d’accord avec toi, Mobylivres, « Marina » est bien en-dessous du magnifique premier succès de Carlos Ruiz Zafon, « l’Ombre du vent », cependant ça reste sympathique à lire. Ce fut également une sorte de déception pour moi, en attendant le prochain 😉

  5. C’est mon premier coup de coeur de 2011 !
    Bien sûr on y retrouve les mêmes ressorts que dans L’ombre du vent mais il a été écrit avant et l’histoire est quand même différente.
    Mais, bon, tu vois, les goûts et les couleurs, comme on dit !

    • Heureusement d’ailleurs que les goûts et les couleurs ne se ressemblent pas et sont différents pour tout le monde, ce serait triste sinon ! 😉

  6. j’ai tellement aimé « L’Ombre du vent » que je me laisserai sans doute tenter par celui-ci.

  7. Mouais, j’ai peur d’être décue moi aussi. je vais laisser passer du temps avant de m’y essayer

  8. Je vais rester sur la bonne impression laissée par « L’ombre du vent »…

  9. Ouf, il n’y a donc pas que moi que cet auteur laisse « de marbre ».

  10. On prend un vieux roman de Zafon ecrit pour la jeunesse , on le redite et zou!
    Non non je ne lis que des avis négatifs sur ce livre.

  11. moi j’attendrai la sortie poche. Enchantée par L’Ombre du vent, Le Jeu de l’Ange m’avait un peu déçue… serait-il victime de son succès ce pauvre Zafon?

    • Victime de son succès, peut être mais en tout cas, les éditeurs jouent beaucoup sur son nom sans pour autant parler d’un roman extraordinaire.

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