Lettres de mon Moulin

Lettres de mon Moulin d’Alphonse Daudet

Lues comme ça sans y prendre gare, ces nouvelles furent pour moi une échappatoire très délectable !

On se dit « tiens je n’ai plus rien à lire aujourd’hui ! »

Et soudain, un livre vous tombe dessus, littéralement ! Les Lettres de mon moulin ! Quelle surprise !

Nous connaissons tous la fameuse histoire de la Chèvre de Monsieur Seguin mais et les autres alors ?

Je les ai donc découvert avec beaucoup de curiosité et d’enchantement ! C’est léger et parfois cruel mais la douceur générale qui s’en dégage est très belle.

Je ne vais pas vous résumer toutes les nouvelles parce qu’il y en a trop et certaines très classiques vous tinteront à l’esprit.

Au travers de ces nouvelles, Alphonse Daudet nous raconte des tranches de vies, vraies ou imaginaires qui portent une sensibilité toute singulière. Elles sont parfois à tendance fantastique aussi comme la Légende de l’homme à la cervelle d’or, mais toutes fonctionnent sur un modèle simple: la narration des faits puis soudain une catastrophe, un évènement ou tout autre chose qui vient faire basculer un quotidien bien installé.

Ecrit en 1869, ce recueil de nouvelles, dont certaines ne seraient pas d’Alphonse Daudet mais de Paul Arène, met à l’honneur la Provence et son atmosphère solaire et naturelle. Les personnages sont tous caricaturaux mais très attachants et l’on entendrait presque le bruit languissant des cigales pendant notre lecture.

A leur parution Alphonse Daudet dit:

Le volume parut chez Hetzel en 1869 , se vendit péniblement à deux mille exemplaires, attendant comme les autres œuvres e mes débuts , que la vogue des romans leur fit un regain de vente et de publicité . N’importe ! C’est encore là mon livre préféré , non pas au point de vue littéraire , mais parce qu’il me rappelle les plus belles heures de ma jeunesse, rires fous, ivresses sans remords , des visages et des aspects amis que je ne reverrai plus jamais ».

Le fait que ce soient des lettres donne un caractère très intimiste au recueil. Chacune d’elle à son contexte propre: on sait pour qui elle est écrite et dans quelle condition. Mais ne serait-ce pas un prétexte pour raconter la vie provençale de façon légère et détachée ?

Dans tous les cas, Les Lettres de mon Moulin sont une lecture des plus agréables qui doit se lire sous le soleil, dans un transat avec un bon jus de fruit frais à portée de main, sans oublier le chapeau de paille.

Cliché, certes, mais un cliché tellement sympathique !

Folio / 355 pages / 9782070408993 / 3€


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Catégories :LECTURES, Littérature Française

6 réponses

  1. C’est toute mon enfance, ce recueil ! Je ne compte plus le nombre de fois où je l’ai lu 😉 Mais il faut dire qu’étant originaire de Nîmes, j’ai été « bercée » avec les histoire de Daudet ! mdr !

  2. Oui, à lire, relire et rerelire. 🙂
    Mais ne pas oublier du même formidable écrivain le fabuleux recueil de nouvelles au titre plutôt mal trouvé : « Contes du lundi ». Sans parler du « Petit chose » bien sûr.

  3. toute mon enfance !
    et ce n’est pas loin de chez moi !

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