Giannino Furioso

Giannino Furioso ou le Journal d’un fripon de Vamba

Mais qui est Giannino ?

Un vilain garnement qui n’en manque pas une !

Cousin du Petit Nicolas et de Manolito, ce môme italien nous en fait voir de toutes les couleurs mais en pire. Ces deux cousins sont mignons et restent relativement gentillets. Mais Giannino mérite quant à lui de véritables corrections. Une bonne claque ne lui ferait pas de mal.

Ces bêtises tendent parfois vers le véritable danger. Il adore faire des farces plus ou moins drôles à ces soeurs et leurs amis, à ces parents sous le prétexte de vouloir leur rendre service et aux personnes lambdas de son entourage. Toujours sous ses airs de gentil petit garçon, bien habillé et bien poli, il peut vous sortir de ces absurdités avec un aplomb incroyable.

C’est donc sous forme de journal intime que Vamba nous rapporte la vie tumultueuse de ce jeune homme que rien n’arrête. Vamba, nom de plume de Luigi Bertelli, écrit le texte de Jean la Bourrasque, traduction littérale du titre en italien qui veut bien dire ce que ça veut dire, en 55 épisodes dans un journal en 1906. Son succès est imminent et énorme. Les lecteurs raffolent de ces bêtises en tout genre. Umberto Eco prône d’ailleurs le coté universel de ce roman.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé: en tout cas, environ la moitié du livre. C’est vrai que c’est frais, ça dépote et le coté journal intime rend le sujet encore plus dynamique et enfantin. C’est donc très plaisant. Mais à la longue ce petit Giannino m’a vraiment gonflé (faut le dire comme ça vient !). Ces co…..ries ne m’amusent plus pour très longtemps, il n’y a aucune pose et les dégâts prennent souvent des dimensions graves et dangereuses. Pour le coup, nous sommes bien loin de notre Petit Nicolas mignon et joueur. Ce Giannino est a enfermé ! Le plaisir de la découverte étant passé, tous les défauts du roman me sautent aux yeux: c’est lourd, redondant et au final sans grand intérêt.  Mais je crois aussi que c’est le genre de livre à lire comme des nouvelles, un peu de temps en temps pour ne pas être dégouté. Donc finalement, j’ai trouvé Giannino Furioso très sympa pendant un temps seulement.

Giannino Furioso ou le Journal d’un Fripon est certes un hymne à l’enfance, l’insouciance et la folie de cette période magique de notre vie. Et dans ce cas, ce livre est excellent. Mais c’est aussi un hymne sans conteste de l’insolence qui peut taper sur le système si l’on lit d’une traite le texte.

C’est ça qui m’a donné envie, peut être vous aussi:

L’un des classiques de la littérature  » pour enfants  » de ce siècle, best-seller en Italie depuis sa partition (1906)…
et dont Umberto Eco aujourd’hui encore fait l’un de ses livres de chevet ! Sous le pseudonyme de Vamba se cache un écrivain de l’espèce singulière, Luigi Bertelli (1858-1920), catholique convaincu… et anarchiste de cœur. Il livre ici, à l’intention des petits (et des grands : ces derniers sont souvent ses lecteurs les plus enthousiastes), sous la forme d’une fiction mettant en scène un gamin du genre intranquille, un véritable petit traité de désobéissance civique.
 » LE  » livre à offrir d’urgence à tous les enfants… si l’on ne souhaite pas qu’ils deviennent, un jour aussi conformistes que leurs parents.

En toute subjectivité: à ne pas mettre entre toutes mains enfantines, à vos risques et périls.

Traduit de l’italien par Nicolas Cazelles / Phebus Libretto / 324 pages / Novembre 2001 / 9782859407728

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Catégories :LECTURES, Littérature Italienne

10 réponses

  1. Je me laisse tenter quand même et je le note. En prenant toutefois en compte ton avis de ne pas le lire d’une traite. On peut le comparer à « Un bon petit diable » de la Comtesse de Segur ou pas du tout?

  2. 324 pages, ça fait en effet peut-être beaucoup !

  3. La couverture, un peu hostère, ne m’avait pas donnée envie.

  4. Par contre moi j’adore la couverture. Comme tu l’affirmes, ces histoires sont parues dans un journalen 55 fois. Alors forcément il faut les lire une à une en savourant. C’est un peu comme un gag du « Chat ». C’est génial mais lire un album complet en 1/2 heure fait perdre beaucoup de son intérêt. Je note ce livre (j’ai gardé mon âme d’enfant) 🙂

    • Nous sommes d’accord à ce que je vois !
      Un jour je le relirais en prenant plus le temps et sûrement qu’il me touchera plus du coup.
      Mais il faut garder son âme d’enfant le plus longtemps possible ! 😉

  5. Et il ne faut pas oublier que les critères de l’humour ont fortement évolués au cours du temps.

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