La Grande Maison

La Grande Maison de Nicole Krauss

Rappelez vous L’Histoire de l’Amour. Un roman étrange et magnifique.

Cette fois avec La Grande Maison, Nicole Krauss remet la barre très haut. La qualité de l’écriture, la narration parfaite, la poésie subtile, le tragique de certains destins, l’Histoire avec un grand H, les destins brisés et les secrets mis à jour, voila avec quoi joue Krauss.

La Grande Maison est un roman à plusieurs tiroirs. Et dans chacun de ces tiroirs, petits ou grands, grinçants ou coincés, c’est toute une histoire à part entière qui défile. Mais un seul et même objet va relier ces destins bloqués dans ces tiroirs: le bureau. En effet, ce lourd meuble, imposant et vaniteux poursuit les protagonistes tout en racontant une histoire. Un certain mystère tourne autour de ce meuble qui aurait appartenu à Federico Garcia Lorca. Il traverse les époques, les familles et les malheurs mais garde enfoui dans son antre les plus intimes secrets.

Dans ce roman puissant, ces histoires se mêlent, au début l’une après l’autre, ensuite les liens se font très vite. Nous devinons la proximité des personnages les uns avec les autres. Leurs maux ne sont pas anodins et tous autant qu’ils sont remettent en question leur existence.

Roman exigeant, suspense tout à fait à sa place même dans le mélo, La Grande Maison détonne et cartonne. Un roman pointu qui éblouit par sa très grande qualité.

Arrêtons nous là avant de tartiner l’écran de phrases enflammées. Vous l’aurez compris, ce roman est excellentissime. On se prend doucement au jeu, subtilement. Et ce qui m’étonne avec Krauss c’est cette sensibilité exacerbée qui règne à chaque ligne. Les larmes sont toujours proches parce qu’elle a le don de creuser à la fois au coeur de ces personnages mais aussi de ces lecteurs. Des situations vécues peuvent littéralement vous clouer par terre. Elle touche profondemment et c’est magique.

Encore un roman que j’ai lu d’une traite qui est extrêmement touchant et plus encore. Du très grand Nicole Krauss.

Traduit de l’anglais par Paule Guivarch / L’Olivier / avril 2011 / 335 pages /9782879297521

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Catégories :L. Américaine, LECTURES

14 réponses

  1. Je m’amuse devant l’écran car je viens juste de terminer d’écrire mon billet (qui paraitra, euh, un jour…). je te sens plus enthousiaste que moi, qui aurais aimé plus de réponses..;

    • C’est sûr que l’on en demande plus sur l’histoire qui reste bien floue malgré le nombre de personnages et leurs vies compliquées. Mais ça ne m’a pas gênée du tout. C’est plutôt ce qui fait le charme de ce roman.

  2. Déjà vu des billets moins enthousiastes…
    De toute façon, pas très tentée (ça, c’est du commentaire utile 😉 !).

  3. Tu es le premier billet vraiment enthousiaste que je lis (enfin dans ceux et celles qui avaient précédemment lu L’histoire de l’amour !). C’est déjà noté, bien sûr, mais je pense que je risque d’avoir du mal à l’obtenir rapidement à la biblio !

  4. Tiens, à voir la couverture, je n’aurai pas dit que l’éditeur était l’Olivier. Mais je note, bien sûr.

  5. voilà un commentaire qui me donne envie de connaitre cette auteure

  6. Une lecture forte et qui fait réfléchir…

  7. J’avais déjà décidé de le lire… et tu en rajoutes une sacrée couche!

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