Le Roman Théâtral

Le Roman Théâtral de Mikhaïl Boulgakov

Pour ce roman de Boulgakov, auteur que j’affectionne particulièrement, je vais tout simplement noter la quatrième de couverture de l’édition Pavillons poche.

Pourquoi ? Tout simplement parce que je la trouve parfaite et que ce roman très intimiste sur la vie de Boulgakov m’est difficile à reprendre. Ce roman autobiographique est passionnant et c’est grâce à sa lecture que je suis entrée dans la vie d’un auteur atteint d’un mal terrible: la mélancolie. Les assauts de la vie et du monde très fermé du théâtre ne l’épargne pas. C’est avec beaucoup de courage et d’incomprehension qu’il lutte avec ces maigres moyens pour une reconnaissance qu’il n’aura que durement gagner.

Je tenais à préciser que la préface de Claude Ligny est très importante et intéressante pour remettre cette oeuvre dans son contexte. Elle explique entre autre que l’oeuvre ci-présente fut inachevée. Commencée en 1937, elle sera découverte dans les archives de Boulgakov après son décès. Le Roman Théâtral est aussi un fantastique témoignage sur la création artistique et sur la censure sous le régime soviétique.

Moscou, vers 1925 … Obscur journaliste, Maksoudov a écrit un roman mais il est persuadé que personne ne l’a lu. On lui demande pourtant de l’adapter pour le théâtre ; la pièce serait montée par le célèbre Ivan Vassiliévitch – en qui l’on reconnaîtra Stanislavski. Aussitôt, Maksoudov se met à l’ouvrage, achève sa pièce, vient la lire à Vassiliévitch qui propose (c’est-à-dire impose) des changements tellement ridicules et inaceptables que Maksoudov envoie tout promener. Cependant, à quelque temps de là, il apprend que sa pièce est retenue ; il est même invité à assister aux répétitions. Avec effarement, il voit son travail, sous la direction autoritaire et capricieuse de Vassiliévitch, se défigurer sous ses yeux. Lui-même rejeté et oublié, il se passionne néanmoins pour cette farce … Interrompu par la mort de Boulgakov, ce livre, autobiographie déguisée en satire tragique et désopilante, est le plus émouvant de toute son oeuvre.

Alors juste pour le coté émouvant: effectivement, Le Roman Théâtral est touchant. Mais ce n’est pourtant pas l’oeuvre que je préfère.

En attendant, pour mieux comprendre et entrer dans la vie de Boulgakov, il faut lire ce roman passionnant.

Traduit du russe par Claude Ligny / Pavillons poche / janvier 2005 / 310 pages / 9782221103784

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Catégories :LECTURES, Littérature Russe

4 réponses

  1. Je tombe des nues. Je croyais avoir tout lu de cet écrivain génial (Le Maître et Marguerite, Coeur de chien, La garde blanche, Récits d’un jeune médecin….) et voila que tu m’apprends qu’il m’en reste au moins un à lire ! Merci, il me le faut de toute urgence.

  2. Rectificatif au commentaire précédent. après un passage éclair sur Amazon, il semblerait que je n’ai pas lu NON PLUS un recueil de nouvelles : « J’ai tué ».
    C’est inamissible et je vais combler très vite ces lacunes en augmentant ENCORE la taille de ma satanée PAL.
    En fin de compte, dois-je te remercier ou te maudire ?
    🙂

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