Rentrée Littéraire 2011: LES TOUTES PREMIERES CHOSES

Les toutes premières choses d’Hubert Klimko                                       Parution: 01 septembre 2011

Les toutes premières choses est un roman étrange. Cette étrangeté vient de la façon de raconter d’Hubert Klimko. Cela ressemble à se méprendre à un recueil de nouvelles: différentes histoires se suivent avec ou sans lien apparent. Et pourtant, il s’agit bien d’un roman mais un roman atypique. Jamais je n’avais lu un texte pareil. Mêler le farfelu, le rocambolesque, le décalé parfois à outrance et la poésie, c’est un grand pari pour ne pas tomber dans le too much.

J’ai lu pas mal d’avis sur les blogs accusant justement cette absurdité constante dans l’écriture de Klimko. Franchement, j’ai trouvé ce genre d’écriture intéressant mais parfois déroutant. On croise autant de personnages loufoques que de scènes miraculeusement belles, des situations totalement improbables suivi d’un détail magique. Klimko est l’un des auteurs polonais contemporains les plus barés. Ses histoires sont hors de toute logique mais profondément sensibles.

Avec Les toutes premières choses, il s’inspire de sa vie et comment l’écriture est venue à lui.

Le coeur brisé par une beauté cruelle, le jeune Hubert quitte son pays natal. Prêt à dévorer le monde, il commence par faire du stop, plumer des volailles et cueillir des fraises tout en rêvant à la belle Ulla. 

Visitant l’Europe et son propre passé, le jeune vagabond croisera les destinées rocambolesques d’un Japonais fleur bleue diseur de bonne aventure, d’un oncle fanatique de la gelée de framboise, d’un pommier magique et d’un psychothérapeute qui joue à l’hirondelle. Des rencontres aussi belles qu’insolites qui le conduiront à entreprendre une tout autre odyssée, celle de l’écriture.

Parfois, la lecture est tellement décousue qu’il faut s’accrocher pour suivre un minimum de logique. Mais au final, j’ai découvert une écriture fraiche et houleuse qui m’a surprise sur plus d’un point. Nous avons en effet l’impression d’un tableau surréaliste devant nos yeux dans lequel tout part dans tous les sens et où chaque détail prend toute sa dimension malgré le chaos environnant.

« À la manière des tableaux de Chagall, l’oeuvre d’Hubert Klimko joue magnifiquement sur les cordes du lyrisme et de l’absurdité.» 
Lekturki

Pour le coup, je suis ravie d’avoir découvert Klimko mais je ne saurais dire si j’ai aimé ou non. Je suis surprise et intriguée c’est pourquoi je vais me pencher sur ces autres romans tout aussi farfelus aux dires des critiques.

Traduit du polonais par Véronique Patte / Belfond / septembre 2011 / 132 pages / 9782714448415

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Catégories :L. Polonaise, LECTURES, Rentrée Littéraire 2011

6 réponses

  1. Intriguant… ça donne envie de jeter un coup d’oeil sur un livre de cet auteur !

  2. A roman à lire en premnant ses distances, on dirait.

  3. J’ai lu son premier roman, il y a peu et je dois dire qu’on pourrait reprendre ton sentiment d’étrangeté à l’identique !

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