Le Triomphe de la nuit

 Le Triomphe de la nuit, vol.1 d’Edith Wharton

Avec ce recueil de nouvelles, Edith Wharton nous balade avec cinq nouvelles où il est question de fantômes et de perdition. Ce recueil est souvent comparé à Henry James et son célèbre Tour d’Ecrou. Rectifions le tir tout de suite: Wharton est une excellente romancière mais loin de moi l’idée d’accepter cette comparaison trop hâtée et facile. Henry James est bien au dessus de madame Wharton.

Parenthèses refermées.

Revenons-en au Triomphe de la nuit. Edith Wharton nous embarque dans des contrées isolées comme bon nombre d’histoires fantomatiques. Elle situe ces intrigues au coeur de campagnes mystérieuses, de maisons à la limite de l’abandon ou occupées par des personnages typiques (vieille femme taciturne, bourgeoisie en quête de frisson). C’est avec ces stéréotypes du genre qu’elle avance à pas feutrés dans la vie de ces personnages. La psychologie est reine et l’étrangeté subtile mais le résultat est plutôt très efficace.

Cinq nouvelles composent ce recueil:

La Cloche de la Femme de chambre: une vieille maitresse de maison, un mystère sur les femmes de chambre, une cloche et une porte fermée à double tour et bien sûr une apparition …

Les Yeux: quand des yeux terrifiants, sortis de nulle-part vous observent pendant votre sommeil …

Plus Tard: une maison abandonnée, un couple d’américain en quête d’une autre vie et ce n’est que « plus tard » que tout se découvre …

Kerfol: un mariage malheureux et une histoire bretonne …

Le Triomphe de la nuit: au fin fond du New Hampshire, un fantôme s’invite …

Sans être transcendantes, ces nouvelles sont efficaces, bien construites et savoureuses. L’étude des personnages est très importante pour Wharton, c’est fin et délicat avec une petite dose de suspense et de frisson. Elle mène très bien le lecteur dans l’inquiétude et l’angoisse tout en restant dans la finesse des lieux et la tradition bourgeoise.

Pour découvrir l’auteur, comme je l’ai fait, je trouve que c’est un bon départ. Concernant l’effet épouvante ou fantastique qu’est censé provoquer l’allusion aux fantômes, Le Triomphe de la nuit reste léger mais extrêmement plaisant à lire.

Traduit de l’anglais par Florence Lévy-Paoloni / Joelle Losfeld, Arcanes / mai 2001 / 9782844120946

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Catégories :L. Américaine, LECTURES

3 réponses

  1. En effet c’est bien tentant !

  2. Il faut absolument (si ce n’est déjà fait) lire « Xingu » d’Edith Wharton. Un petit bijou de drôlerie pour 1,50 € !
    http://lefantasio.fr/index.php?2009/02/11/736-wharton-edith-xingu-mille-et-une-nuit

  3. Comme toi, j’avais trouvé ce recueil assez moyen pour qui connaît un peu l’auteur, mais malgré tout assez agréable à lire.

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