Les Désarrois de l’élève Törless

Les Désarrois de l’élève Törless de Robert Musil

Un roman d’une densité et d’une intimité telle est difficile à raconter !

Robert Musil est reconnu comme l’un des grands écrivains du XXème siècle.

Roman d’apprentissage publié en 1906, Les Désarrois de l’élève Törless est un roman intrigant voire gênant. Nous croisons les chemins de quatre adolescents, Basini, Beineberg, Reiting et Törless. Ils vivent dans une école militaire privée où les règles strictes et l’ambiance carrée vont leur jouer des tours et favoriser des attitudes malsaines. Basini est accusé de vol par Reiting et Beineberg. Au lieu de le dénoncer, ils vont le martyriser. Jeunes gens propres sous tous les angles le jour, ils deviennent des sadiques pervers la nuit. Basini devient la victime d’un jeu malsain mêlant rabaissement sexuel et violence. Törless, jeune homme perdu dans ces émotions et à fleur de peau, suit malgré lui ce flot d’atrocité.

Lire Les Désarrois de l’élève Törless est difficile tant par l’écriture très stylisée et littéraire que par l’histoire extrêmement violente et sournoise. Nous assistons à la déchéance terrible d’un jeune homme faible qui va pourtant trouver sa place au sein de cette macabre situation. Törless est l’énigme de cette histoire infernale. Mais il tombe très vite dans un état de pseudo sentimentalisme homosexuel. Bref, une histoire complexe, terrible et extrême.

Robert Musil est excellent, certes. Son écriture est déroutante et d’une qualité supérieure. Malgré ça, j’ai moyennement accroché à cette histoire sordide tellement l’approche littéraire et excessive est pointue.

Une adaptation cinématographique a été réalisée en 1966 par Volker Schlöndorff.

Traduit de l’allemand par Philippe Jaccottet / Points / février 1995 / 238 pages / 9782020238137

Publicités


Catégories :L. Autrichienne, LECTURES

Tags:

6 réponses

  1. Un roman gênant, tu as tout à fait raison. La couverture est tout à fait à l’image du roman.

  2. Voici un univers qui devrait me plaire. C’est l’écriture « très stylisée » à laquelle tu fais référence qui me fait tiquer…

  3. Oh, ça semble particulier comme roman. Je le note dans un coin de ma tête, pour quand je serai d’humeur à être ainsi « dérangée ».

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :