Black Boy

Black Boy de Richard Wright

J’aime les histoires racontées par des enfants.

J’aime aussi les histoires qui parlent de la ségrégation parce qu’il s’agit d’un sujet toujours fascinant.

Avec Black Boy, je ne suis pas déçue: mes deux plaisirs sont réunis.

Black Boy est un roman autobiographique de Richard Wright publié en 1945. Il s’agit de l’un des premiers textes écrit par un noir et relatant leur condition de vie. Ce roman a eu un impact grandissant au sein de la communauté noire américaine ouvrant ainsi la voie à la littérature afro-américaine.

Avec ce roman d’apprentissage, Wright nous raconte son histoire à partir de son enfance. Lorsque l’on est un enfant noir en proie aux moqueries de ces camarades blancs, vivant avec le ventre vide constamment et évoluant au sein d’une famille croyante et compliquée, autant dire que la vie n’est pas rose tous les jours, bien au contraire.

Ce roman est un hymne à la jeunesse qui défile beaucoup trop vite pour certain. Wright connait la faim bien trop souvent si ce n’est tous les jours, sa mère tombe gravement malade, il est balloté de maison en maison entre tantes, oncles et grand-mère, balloté aussi d’écoles en petits boulots. Rien ne l’arrête pour gagner quelques dollars.

Mais surtout il s’aperçoit que l’injustice et les inégalités sont permanentes entre Noirs et Blancs mais aussi entre Noirs. Très vite il va se révolter, contre sa famille, contre son quotidien et contre lui-même pour aller de l’avant et se battre contre une condition qu’il n’a pas demandé.

Black Boy est bien plus qu’un roman autobiographique, c’est également une critique sociale détaillée et passionnante. Nous sommes embarqués dans cette histoire où les conflits familiaux et leurs grandes violences prennent souvent le dessus. Des longueurs, il y en a mais ce qui est excellent c’est lorsque l’on se dit « basta je passe à autre chose c’est trop lent » et que l’on n’y arrive pas. Black Boy colle très vite à la peau pendant la lecture même si ce n’est pas LE roman sur la condition noire qui m’a le plus bouleversée.

Traduit de l’anglais par Marcel Duhamel / Folio / juin 1974 

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Catégories :L. Américaine, LECTURES

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3 réponses

  1. Un très bon roman qui reste en mémoire longtemps après.

  2. J’ai vu ce livre dans la biblio de mes parents, il va aller dans ma PAL …!

  3. Lu il y a longtemps mais Richard Wright reste une référence.
    Signé Modrone(Eeguab)

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