Mes coups de coeur: Kornel Esti, Fan Man

Voici deux romans qu’il faut lire.

Fous, barrés, intrigants, fins, intemporels, fantastiques et malins, j’en passe évidemment. Deux romans géniaux qui méritent plus qu’un simple détour.

Avant tout, ces romans sont humains. Ils traitent des faiblesses de l’Homme et de ces petites lubies. Mais malgré nos failles, si énormes et bêtes soient elles, l’Homme est une merveille et une énigme de tous les jours. Ces romans en sont la preuve.

KORNEL ESTI de Dezso Kosztolànyi

Traduit du hongrois par Sophie Kepes

Kornél Esti, c’est le double de l’auteur, son moi secret, celui qui ose être et faire tout ce qui est interdit à Dezsô Kosztolânyi. Les aventures de ce Don Quichotte hongrois ont pour théâtre et héroïne la Budapest merveilleusement vivante d’une époque bénie entre deux cataclysmes, les années 1920. Douce ironie et farces d’écolier, fantastique débridé côtoyant des impressions d’enfance et de jeunesse d’une extraordinaire fraîcheur, comique de l’absurde et douloureuse compassion pour la condition humaine. C’est  » au milieu de sa vie « , comme Dante pour sa Divine Comédie, que Dezsô Kosztolényi (1885-1936) entreprend de réunir ces nouvelles dans un ordre précis pour en faire son autobiographie rêvée, à la fois art poétique et art de vivre. Voici l’unique traduction intégrale de son chef-d’oeuvre en prose. Les lecteurs y retrouveront la fameuse histoire du Traducteur cleptomane, publiée ici sous son titre original. Cette suite romanesque brillamment construite donne la pleine mesure de l’originalité du talent de Dezsô Kosztolânyi.

Editons Cambourakis / avril 2012

FAN MAN de William Kotzwink

Traduit de l’américain par Nicolas Richard

Horse Badorties se lève et se couche dans sa turne du Lower East Side, navigue du Bronx à Chinatown, plane sur les hauteurs de Brooklyn. Son immense parapluie sur l’épaule, son merveilleux ventilateur à la main – le fan, man, rafraîchissant – pour rester cool en toutes circonstances, Horse arpente les rues mythiques du New-York sixties, maestro en quête de jolies recrues pour la Chorale de l’Amour, sa principale lubie.

Sous ses allures clochardesques de Yogi foutraque, Horse garde le cœur d’un jeune homme. Sa petite santé, ses grandes idées ont la démesure héroique de l’Ignatius de Kennedy Toole. Son langage infusé aux drogues douces, la coolitude hilarante du Big Lebowski des frères Coen. Cambourakis

A l’image du Big Lebowski, EXCELLENT !

Editions Cambourakis / janvier 2012

 

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Catégories :COUPS DE COEUR, L. Américaine, L. Hongroise, LECTURES

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2 réponses

  1. Deux coups de coeur d’un coup ? On risque l’over-dose….

  2. Je connais surtout les nouvelles de cet auteur: certaines ont paru sous le titre « Le traducteur kleptomane ». Elles sont un peu folles, franchement décalées, et elles se dévorent!

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