Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants

arrachez-les-bourgeons-01Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants, Kenzaburo Oé

Traduit du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura, Gallimard, février 2012 (1996), 9782070136902, 238 pages, 7,90€

Pourquoi ce livre ?

Le meilleur de mes représ m’en avait dit le plus grand bien. Il fallait que je le lise

Avis de l’éditeur:

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des enfants d’une maison de correction fuient les bombardements et se réfugient dans un village de montagne. Leur éducateur les place sous l’autorité d’un maire convaincu qu’un mauvais enfant doit être supprimé «dès le bourgeon». Le jeune narrateur et son petit frère font partie de ce groupe de délinquants bientôt à la merci des villageois haineux, qui les contraignent à enterrer des animaux victimes d’une épidémie. Quand trois personnes meurent, contaminées, les villageois, pris de panique, abandonnent le village en y enfermant les enfants, qui prennent possession des maisons désertées et esquissent même les règles d’une vie en société. Temps suspendu, unique dans cette histoire de bruit et de fureur, où s’expriment les douceurs de la fraternité et les joies d’un premier amour. Malgré la présence d’un jeune Coréen et d’un soldat déserteur qui tentent de les aider, l’affrontement avec les villageois de retour ne pourra être évité.Cette impressionnante fable sociale écrite en 1958 appartient à la grande veine de Kenzaburô Oé. Densité, richesse d’analyse, foisonnement de l’imagination, violence, émotion : toutes les qualités du Prix Nobel se trouvent réunies.

Après ma lecture, verdict en quelques mots:

J’ai lu ce texte dès sa réédition et ce fut un coup de coeur énorme, une découverte qui m’a profondément marquée. A tel point que mon coup de coeur en magasin à boosté mes ventes d’une façon vertigineuse.

Cruel et oppressant.

Extrêmement littéraire et poétique.

Tableau déroutant illustrant la fragile condition humaine.

Les mots justes de Kenzabûro Oé fascinent et interpellent. A ne pas mettre entre toutes les mains car violent et malsain mais pointu. A l’image de Sa Majesté des Mouches mais version japonaise donc plus brute et brutale.

Juste SUBLIME !

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Catégories :COUPS DE COEUR, L. Japonaise, LECTURES

4 réponses

  1. Il est dans ma PAL secrète (qui se compose de la pile de livres que je n’ai pas encore pris le temps de répertorier sur mon blog!). Je vais sans doute le lire bientôt car ton avis est … comment dire ?… TRES MOTIVANT..
    Rien à voir, mais j’ai eu une pensée pour toi samedi dernier : Yves RAvey était présent à l’escale du livre de Bordeaux, où il a présenté son Notaire peu ordinaire. Un très bon moment malgré le froid qui régnait dans les lieux !..

    • Cette rencontre devait être très intéressante dis moi ! J’ai adoré son roman alors j’aurais aimé me téléporter jusqu’à Bordeaux tiens !

  2. Je suis en train de découvrir l’oeuvre de Tanizaki, à qui l’adjectif « malsain » pourrait convenir (parmi d’autres). Donc tu me donnes envie de découvrir ce titre (que j’ai déjà repéré depuis longtemps à vrai dire) et si tu n’as rien lu de Tanizaki, je te le conseille vivement !

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